Et si ça ressemblait un peu à ça, une ouverture politique réussie ? Moqueries et dénigrements avaient accueilli la nomination de Fadela Amara au secrétariat d'Etat à la Ville. Nicolas et Fadela ? Trop improbable... Pourtant, par sa personnalité, sa génétique sociale, son habitude de foncer contre des murs et de les faire parfois reculer de quelques centimètres, Fadela Amara est en train d'inverser le mécanisme du piège.
Pour résumer, au sein du gouvernement, la politique de la ville, on s'en tamponne le coquillard. L'ANRU est en route, le bon vieux bâti bien concret (essentiel) suffit au bonheur des ministres. Si ça pète, il faudra accuser cette bonne vieille fatalité qui arrange tout le monde. Seul hic, Fadela Amara n'est pas une professionnelle du relâchement ministériel. Quand d'autres se seraient contentés de faire ce qu'ils peuvent, elle veut administrer un remède de cheval à la bureaucratie rouillée de la politique de la ville. Comment ? En faisant de l'interministérialité une réalité concrète ! A quoi sert un secrétaire d'Etat à la Ville ? A téléphoner en permanence aux grands ministères pour leur rappeler que le droit commun ne s'arrête pas aux frontières des quartiers spécifiques.
Le report du Comité interministériel des Villes, du 16 juin à la fin du mois, peut être décrypté de deux manières : le refus d'Amara d'un CIV champêtre, habituel, où l'absence des ministres principaux assèche les discours blablabla sur la priorité des priorités que constituerait, des trémolos dans la voix, nos chers quartiers en difficulté ; la volonté de la secrétaire d'Etat d'imposer un changement radical dans l'appréhension institutionnelle de la politique de la ville. Mohamed Abdi, son conseiller spécial, l'assure dans Le Monde : " La machine en place fonctionne très lentement. Ce sont des réformes douloureuses, mais nous devons réformer la technostructure actuelle pour rompre avec des pratiques anciennes qui ont conduit à une catastrophe ". La droite " classique " est tellement pitoyable sur ce dossier qu'elle entraîne le soutien du PS à Amara ; bref, des retrouvailles post-sarkozystes. " Je suis une chieuse, je les ai tannés ", assure Amara au JDD. Et quand elle voit Sarko, il l'invite à foncer ; comme si notre paradoxal Président prenait plaisir à voir cette " chieuse " causer les pires tracas à son propre camp. A sa manière, Amara veut changer le moteur institutionnel de la politique de la ville.
concrètement
Envoyé par lolo le 23/06/2008 à 16:56
oui mais concrètement ça donne quoi ? Une méthode ça se juge aussi aux résultats. Et franchement là ils ne sont pas à la hauteur. Donc elle reste une caution dont sarko s'amuse et qui continue à lui faire croire qu'il est le candidat de la banlieue. Comme son fiston le dit "y'a pas de raison qu'a Neuilly on ai pas les même droits que les autres". chiche
Edito
La diagonale de la "chieuse" (19/06/2008)
Et si ça ressemblait un peu à ça, une ouverture politique réussie ? Moqueries et dénigrements avaient accueilli la nomination de Fadela Amara au secrétariat d'Etat à la Ville. Nicolas et Fadela ? Trop improbable... Pourtant, par sa personnalité, sa génétique sociale, son habitude de foncer contre des murs et de les faire parfois reculer de quelques centimètres, Fadela Amara est en train d'inverser le mécanisme du piège.
Pour résumer, au sein du gouvernement, la politique de la ville, on s'en tamponne le coquillard. L'ANRU est en route, le bon vieux bâti bien concret (essentiel) suffit au bonheur des ministres. Si ça pète, il faudra accuser cette bonne vieille fatalité qui arrange tout le monde. Seul hic, Fadela Amara n'est pas une professionnelle du relâchement ministériel. Quand d'autres se seraient contentés de faire ce qu'ils peuvent, elle veut administrer un remède de cheval à la bureaucratie rouillée de la politique de la ville. Comment ? En faisant de l'interministérialité une réalité concrète ! A quoi sert un secrétaire d'Etat à la Ville ? A téléphoner en permanence aux grands ministères pour leur rappeler que le droit commun ne s'arrête pas aux frontières des quartiers spécifiques.
Le report du Comité interministériel des Villes, du 16 juin à la fin du mois, peut être décrypté de deux manières : le refus d'Amara d'un CIV champêtre, habituel, où l'absence des ministres principaux assèche les discours blablabla sur la priorité des priorités que constituerait, des trémolos dans la voix, nos chers quartiers en difficulté ; la volonté de la secrétaire d'Etat d'imposer un changement radical dans l'appréhension institutionnelle de la politique de la ville. Mohamed Abdi, son conseiller spécial, l'assure dans Le Monde : " La machine en place fonctionne très lentement. Ce sont des réformes douloureuses, mais nous devons réformer la technostructure actuelle pour rompre avec des pratiques anciennes qui ont conduit à une catastrophe ". La droite " classique " est tellement pitoyable sur ce dossier qu'elle entraîne le soutien du PS à Amara ; bref, des retrouvailles post-sarkozystes. " Je suis une chieuse, je les ai tannés ", assure Amara au JDD. Et quand elle voit Sarko, il l'invite à foncer ; comme si notre paradoxal Président prenait plaisir à voir cette " chieuse " causer les pires tracas à son propre camp. A sa manière, Amara veut changer le moteur institutionnel de la politique de la ville.
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Commentaires
concrètement
Envoyé par lolo le 23/06/2008 à 16:56
oui mais concrètement ça donne quoi ? Une méthode ça se juge aussi aux résultats. Et franchement là ils ne sont pas à la hauteur. Donc elle reste une caution dont sarko s'amuse et qui continue à lui faire croire qu'il est le candidat de la banlieue. Comme son fiston le dit "y'a pas de raison qu'a Neuilly on ai pas les même droits que les autres". chiche