
Dans son rapport pour 2007, remis le 2 avril à François Fillon, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) présente un bilan plutôt positif de la mise en oeuvre des 50 propositions du rapport de la commission d'enquête parlementaire intitulée "L'enfance volée : les mineurs victimes de sectes" publiée en décembre 2006. La Miviludes estime que le travail réalisé est positif : "Après un an, force est de constater que de très nombreuses mesures ont d'ores et déjà été mises en oeuvre", et ce notamment grâce aux nombreux amendements adoptés dans le cadre de l'examen de la loi du 5 mars 2007 visant à réformer la protection de l'enfance. Le rapport en question invitait les Conseils généraux à proposer des formations au fait sectaire en direction des personnels de leurs services sociaux en charge des procédures d'agrément des assistants familiaux ou des adoptants. Sur ce sujet, la Miviludes a pris les devants en signant une convention en juin 2004 avec le Centre national de la fonction publique territoriale prévoyant des formations pour les agents territoriaux. La Milivudes rappelle en revanche que les Inspections générales de l'éducation nationale, des affaires sociales et de l'administration générale n'ont pas encore lancé d'études pour "recenser les enfants qui ne sont pas inscrits à l'état civil". La Mission souhaite que ces administrations fassent "des propositions pour renforcer plus généralement les obligations de déclaration de naissance des enfants". Il ne serait pas idiot, à un moment ou un autre, d'aller prendre le pouls directement auprès des personnels pour savoir comment ils appréhendent ce danger pour l'enfant.