
Quelles sont les clés de la réussite de l'école finlandaise ? Pourquoi réussit-elle là où nous échouons ? Le modèle est-il transposable en France ? Le livre de Paul Robert, " La Finlande : un modèle éducatif pour la France ? ", publié chez ESF Editeur, tente de répondre aux questions. Le bon classement de la Finlande est issu de l'incontestable étude Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) de l'OCDE scrutant 57 pays représentant 90 % de l'économie mondiale. La Finlande y truste les tableaux d'honneur : moins d'écarts de performance entre les élèves et les établissements ; moins d'élèves en très grande difficulté ; les origines sociales influent moins sur le parcours scolaire de l'enfant... Pour mieux comprendre cette réussite, la comparaison avec la France s'impose : pas de maternelle ; la scolarité commence à 6-7 ans ; un seul cursus jusqu'à 16 ans. Pas de redoublement, peu de notes, une gratuité totale, même de la cantine. Des classes hétérogènes, sans critères sélectifs. Et une intervention rapide sur les élèves rencontrant des difficultés. Les sceptiques diront que l'absence d'une forte immigration facilite la tâche des enseignants finlandais : c'est une bêtise, la Finlande, comme la Suède d'ailleurs, compte aussi des immigrés. Alors, peut-on s'inspirer réellement de la Finlande ? " La Finlande respecte profondément les savoirs, mais elle respecte encore plus les individus à qui elle veut les faire acquérir ", assure Paul Robert. Autant dire qu'une version française n'est pas vraiment dans les tuyaux, où le savoir vient d'en haut et doit être enfoncé dans le crâne. En attendant, la France recule : parmi les 30 premiers pays de l'OCDE, elle est passée de la 10e à la 19e place en sciences de 2000 à 2006, de la 13e à la 17e place en lecture...