La formation se révèle souvent un tremplin pour les intérimaires. Plus qualifiés, capables d'assurer des missions plus longues et plus enrichissantes, mieux payés, les intérimaires plébiscitent les dispositifs de formation auxquels ils ont droit.
Un panel de formations. Les intérimaires ont le choix entre plusieurs systèmes de formation.
Les formations en alternance, rémunérées.
Le Contrat de Développement Professionnel Interimaire (CDPI) remplace le Contrat de Mission Formation Jeunes Intérimaires (CMJI) depuis le 1er janvier 2005. C'est un contrat de mission-formation spécifique au travail temporaire qui s'adresse aux intérimaires ayant de l'ancienneté dans le travail temporaire. Cette expérience permet d'accéder à un premier niveau de qualification ou à une qualification différente, voire complémentaire, permettant de multiplier les opportunités d'emploi. Le contrat est conclu pour une durée comprise entre 175 et 450 heures.
Le Contrat d'Insertion Professionnelle Intériamire (CIPI) remplace le Contrat de Mission Formation Insertion (CMFI) depuis le 1er janvier 2005. C'est un contrat spécifique au travail temporaire de 210 à 420 heures, en continu, qui a pour vocation de permettre l'insertion ou la réinsertion de demandeurs d'emploi, en leur proposant une alternance entre des périodes de formation (théorique et pratique), et des périodes de mission.
Le contrat de professionnalisation. Il remplace depuis le 1er octobre 2004, les contrats de qualification ou d'adaptation intérimaire. Il s'adresse aux jeunes de moins de 26 ans peu qualifiés, aux plus de 26 ans demandeurs d'emploi, aux travailleurs handicapés, aux bénéficiaires du RMI... Il permet aux intérimaires d'accéder à une qualification, tout en étant rémunérés.
Les formations à l'initiative de l'intérimaire.
Si vous êtes intérimaire avec une certaine ancienneté, vous pouvez suivre une formation à titre individuel, tout en demandant une autorisation d'absence à votre employeur :
Le Congé Individuel de Formation (CIF-Intérimaire). Il permet, tout en étant rémunéré, d'accéder à une meilleure qualification, de se perfectionner, de changer d'activité ou de profession. Pour en bénéficier, il faut avoir travaillé 1014 heures sur les 12 derniers mois ou 2028 heures au cours des 24 derniers mois, toutes entreprises de travail temporaire confondues. Et la dernière mission doit dater de moins de 3 mois dans la même entreprise.
Le Congé de Bilan de Compétences (CBC). Pour mieux identifier ses compétences, analyser ses atouts professionnels et personnels, redéfinir ses motivations, rien de tel qu'un CBC. Accessible aux salariés intérimaires (ou pas), il faut avoir totaliser 5 ans d'ancienneté dont au minimum un an dans l'entreprise qui acceptera le congé et qui continuera à rémunérer le salarié. A noter qu'à l'issue d'un CBC, l'intérimaire peut enchaîner un CIF.
Le Droit Individuel à la Formation (DIF). C'est un droit à la formation de 35 heures rémunérée sur la base de la dernière mission effectuée. Il est destiné aux intérimaires qui ont cumulé au minimum 2718 heures de missions au cours des derniers 24 mois dont 2174 dans l'entreprise qui acceptera le DIF. Il permet de compléter sa qualification, d'en obtenir une nouvelle, de faire un bilan de compétences ou une VAE.
La Validation des Acquis de l'Expérience (VAE). Pour obtenir un diplôme, un titre homologué ou une qualification professionnelle, il faut justifier d'au moins trois ans d'expérience (professionnelle, extra-professionnelle, bénévole) en rapport avec le diplôme visé, et être en mission d'intérim au moment où se fait la demande.
En savoir plus :
Pour toute information concernant ses formations (conditions d'accès, financements...) : vous pouvez vous adresser au délégué du personnel, au comité d'entreprise, au directeur du personnel de l'entreprise de travail temporaire ou au FAFTT, le Fonds d'Assurance Formation du Travail Temporaire. N'hésitez pas à visiter son site.