
Date de mise en ligne : 09/05/2008.
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Pour Paris et Toulouse, c'est déjà non. Le 15 mai prochain, à l'occasion de la grève annoncée des enseignants, les enfants de ces deux villes ne seront pas pris en charge par du personnel municipal. Le 3 mai dernier, devant les parents d'élèves de la PEEP, favorables au dispositif du Service minimum d'accueil (SMA), le ministre a assuré qu'il avait demandé " aux inspecteurs d'académie de bien vouloir [le] relancer ".
Le système, qui consiste à payer les agents municipaux pour qu'ils gardent les enfants les jours de grève avec les retenues sur salaire des grévistes, avait été expérimenté le 24 janvier dernier. Un succès pour ce dernier, qui avait annoncé que le dispositif serait généralisé dans les deux ans à venir, et ce malgré le refus des mairies de gauche. Le ministre avait annoncé alors qu'il consulterait les syndicats sur le sujet. Le 5 mai, sur l'antenne d'Europe 1, il a changé d'interlocuteur : " Ce sera la commune ". Le ministre a assuré qu'un bilan serait fait au lendemain du 15 mai. Lors de la première grève du 24 janvier, de nombreux maires et associations avaient interpellé le ministre sur la responsabilité du personnel encadrant : " La garde des enfants relève de la responsabilité de l'Education nationale, donc des directeurs d'école. Si l'Etat souhaite changer des modalités de fonctionnement aussi importantes, la moindre des choses est de recourir à une large concertation, afin d'aborder non seulement le mode opératoire mais aussi, plus largement, cette question du transfert de la responsabilité aux agents municipaux ", avait déclaré à l'AEF (Agence spécialisée en éducation) Noël Jouaville, directeur général des services à la mairie de Metz.