
Date de mise en ligne : 06/10/2008.
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« Ce n'est pas aux communes mais à l'État d'assurer le service public de l'Éducation nationale. » Dix maires de l'agglomération de Caen disent « non » au service d'accueil en cas de grève des enseignants. En mairie de Giberville (Calvados), dix maires de l'agglomération ont réuni une conférence de presse pour faire part de leur refus d'appliquer la loi du 20 août 2008.
« La concertation annoncée n'a jamais eu lieu. Le Président de la République a préféré le passage en force », estime Gérard Leneveu, maire PCF de Giberville à l'initiative du mouvement. « Cette loi s'inscrit dans la démolition de l'Éducation nationale. Je rappelle que 13 500 nouvelles suppressions de postes sont prévues à chaque rentrée jusqu'en 2011. De plus, il y a confusion entre droit d'accueil et droit à l'éducation. Et cette loi pose un vrai problème de responsabilité pénale pour les maires. », prolonge Laurence Dumont, députée socialiste, qui s’associe à l’opération. « La circulaire est édifiante. N'importe qui ou presque pourrait se charger de l'accueil des enfants. Il nous est impossible d'assurer en toute sécurité leur garde. Les élèves méritent mieux qu'une simple garderie. Il y a aussi atteinte au droit de grève. Et le fait que la responsabilité d'un maire puisse être engagée devant un tribunal. C'est intolérable ! », poursuit le maire de Giberville.