
Date de mise en ligne : 25/01/2010.
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La Fondation Copernic a lancé en 2007 un appel de personnalités et une campagne publique de longue durée « Travailler tue, en toute impunité : pour combien de temps encore ? ». Pour la fondation, « il n'est plus possible de laisser-faire et de laisser-taire quand des milliers de salariés sont confrontés au cynisme des entreprises qui prennent leur santé pour «dommage collatéral », en bénéficiant toujours d'une grande mansuétude des tribunaux ».
A l'occasion de la récente sortie du dossier « Stress et risques psychosociaux au travail » (Revue Problèmes Politiques et Sociaux PPS, éditée par la Documentation Française, PPS, n°965) la Fondation Henri Pézerat Santé-travail-environnement et la Fondation Copernic ont organisé un débat public, dont les vidéos sont visibles sur http://www.fondation-copernic.org/ . Avec la participation de Danièle Linhart (sociologue), Alain Gueguen et Philippe Billard (syndicalistes), Willy Pelletier (fondation Copernic), Annie Thébaud-Mony et Nathalie Robatel (Fondation Henri Pézerat).
« Les transformations de l'organisation du travail n'ont souvent, aujourd'hui, plus d'autre objectif que celui d'assujettir des millions de salariés à la rentabilité financière, rendant légitimes toutes les destructions en matière d'emploi, de droit du (au) travail et de droit à la santé dans le travail. Les suicides liés au travail en sont le plus récent symptôme. Face à ces destructions, comment résister et agir ? »
Références du dossier : « Stress et risques psychosociaux au travail »coordonné par Annie Thébaud-Mony et Nathalie Robatel - Collection Problèmes politiques et sociaux n° 965 - La Documentation française - 120 pages, 9,90 euros. Annie Thébaud-Mony est directeur de recherche à l'IRIS (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux), CNRS/EHESS/ Université Paris 13Nathalie Robatel est attachée d'administration
Le projet de la Fondation Copernic fondée en 1998, est de croiser les approches de syndicalistes, d'associatifs, de fonctionnaires et d'universitaires, pour « remettre à l'endroit ce que libéralisme fait fonctionner à l'envers ».