
Date de mise en ligne : 10/04/2012.
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Les 6 et 7 avril, François Hollande a décidé de bivouaquer en banlieue : Vaulx-en-Velin, Clichy-sous-Bois, Aulnay-sous-Bois, Trappes... A deux semaines du premier tour, il y revient avec le secret espoir d'éveiller le meilleur enthousiasme que Ségolène Royal en 2007. Un récent sondage d'Ipsos le plaçait six points devant Sarkozy dans les intentions de vote des quartiers populaires. Mais il semble qu'il y a de la marge. Le 7, il a adressé un message à la jeunesse des banlieues, celle qui se détourne du suffrage malgré le travail militant des associations.
L'enjeu de mobilisation est clair lorsque l'on découvre la lettre aux Français de Sarkozy : la banlieue y est stigmatisée comme « des quartiers où s'installent chaque année plus de familles étrangères que nous ne pouvons en intégrer ». François Hollande a pris 20 engagements destinés à faire revenir au plus vite la politique de la ville dans le droit commun. Les quartiers seront les principaux bénéficiaires des 150 000 emplois d'avenir. Le PNRU sera financé par l'Etat et non plus en puisant dans les caisses du 1 % Logement, comme cela se fait depuis trois ans. Le passage de 20 % à 25 % du quota de logements sociaux dans les communes suscite quelques réserves. Dans le manifeste pour une nouvelle politique de la ville, signé par les élus des grands villes et l'association Ville et banlieue, le maintien à 20 % de la loi SRU est privilégié, « sans dérogations ni contournements avec des pénalités renforcées ».