
Un peu de blues des Atsem ici... Un cruel manque de considération des enseignants de maternelle là-bas... Des jardins d'éveil regardés avec inquiétude... Les métiers en lien avec les jeunes enfants sont aujourd'hui en crise d'identité. Ils ne sont pas appréciés à leur juste valeur. La diversification des modes de garde entraînerait presque une dilution du « référent » métier. Le comble de l'absurde ayant été atteint lorsque Nadine Morano, en voulant calmer le jeu sur les jardins d'éveil, a parlé de la nécessité de créer un « nouveau métier » relevant de la création de ce nouveau type de structure. Pourquoi une telle envie de « nouveauté » ? Les métiers déjà créés n'y pourvoiraient-ils pas ? Sur les métiers de la petite enfance, le regard est toujours biaisé : tout le monde reconnaît leur importance, notamment pour transmettre aux « tous petits » les outils psychologiques pour faire face au monde adulte, mais les professionnels n'ont pas le sentiment d'être reconnus à la hauteur de l'importance qu'on leur accorde. D'où d'ailleurs, ce manque important de recrutement en la matière, les salaires et les images de ces métiers ayant tendance à moins attirer les plus jeunes. Peut-on sortir de cette ambiguïté ? Comment mieux mettre en valeur ces métiers à la fois si précieux et si peu valorisés ? Cette réflexion n'a pas si secondaire qu'elle paraît...