
LETTRE OUVERTE
SOUFFRANCE D'UN RESPONSABLE D'ETABLISSEMENT D'HEBERGEMENT POUR PERSONNES AGEES « DEPENDANTES » (EHPAD).
Comment ne pas jeter un Cri.
Un Cri d'étonnement.
Etonnement de l'absurdité d'une situation Kafkaïenne où l'on se débat, au risque de se noyer, dans des occurrences injustes et qui tournent indéfiniment en rond comme sans issue.
Ce Cri est un Cri transmis.
Un Cri de familles en souffrance elles aussi, Cri qui agresse, qui revendique, qui se cristallise sur des inquiétudes, qui cherche des explications, un coupable aussi :
Le responsable comprend, c'est vrai, il le sait, baisse la tête, encaisse et essaie de répondre comme il peut.
Et pour autant le responsable a une compétence, il est de bonne volonté et somme toutes les bonnes pratiques qu'il impulse dans un volontarisme quotidien, portent ses fruits ; la sérénité de ses résidents, tous atteints de la maladie d'Alzheimer, est bien réelle.
Il s'inscrit dans une démarche de recherche permanente de la Qualité. Il, croit fortement à sa démarche.
C'était hier à la réunion des familles. Réunion qu'il organise tous les 2 mois :
Le Cri lui est arrivé en pleine face. Il l'a reçu comme une violence car les manquements réels qu'il pointait, ne dépendent pas de lui, et de surcroit, lui ont semblé occulter la valeur toute aussi réelle de son labeur :
- Oui le nombre de soignants notamment de nuit est trop insuffisant, il a beau remodifier, retourner, triturer le planning,
- Oui il peine à recruter des infirmières et à les garder,
- Oui pour les absences non prévues il n'arrive pas à remplacer au pied levé les aides soignants,
- Oui avec un budget pour un salaire brut annuel de 7 843 € il n'arrive pas à salarier un kiné, même à mi temps, et les libéraux sont indisponibles,
- Oui il a mis plusieurs mois avant de réussir, malgré des multiples annonces, à recruter un gériatre coordonnateur.
Il sait que les gouvernements successifs depuis 2002, ont amélioré les moyens des établissements dédiés aux Personnes Agées handicapées.
Il sait pour les connaître en Ile de France, que la grande majorité, mais pas toute !, des DDASS se positionnent en partenaires soucieux de comprendre les particularités et de s'y adapter.
Mais il sait aussi que les résidents qu'il reçoit sont de plus en plus lourdement handicapés et requièrent de plus en plus de soins et de médico vigilance. Il le sait d'autant plus que tous ses résidents sont atteints de la maladie d'Alzheimer à un stade sévère.
Et il sait que les effectifs de soignants, dans ce contexte sont insuffisants.
Il sait aussi qu'il a de moins en moins d'infirmière, de moins en moins de kiné, d'orthophoniste, de psychomotricien acceptant de venir travailler en gériatrie
Il sait qu'il a très peu de gériatre et même de moins en moins.
Il sait qu'il y a peu d'aides soignantes et encore trop peu d'aides médico psychologiques.
Il comprend bien ce qu'on lui explique : la pénurie d'argent publique, de professionnel de santé qui va s'empirant.
Mais aujourd'hui il adresse son Cri :
Le 18 juillet 2008 à Eragny sur Oise dans le Val d'Oise, Louis NOUVEL / JP et C.GIRE.
Le travailleur handicapé et l'emploi dans la fonction publique territoriale
Approcher dans le détail la réglementation et l'ensemble des statistiques relatives aux travailleurs handicapés en France, telle est l'ambition affichée de cet ouvrage rédigé par deux spécialistes reconnus...