
Il ne s'agit pas, ici, de relater un « fait divers » concernant une personne handicapée, mais un réel problème lié aux juridictions internes d'un pays. L'intérêt, est que, une fois de plus, le « handicap » permet de mettre en valeur, ou de prendre à défaut, certains dispositifs. Si l'on veut « coller » à l'actualité : parlons donc d'immigration ett de handicap ?
Pour ne pas engager de réflexions franco-françaises, partons loin, dans un pays souvent présenté comme modèle concernant sa politique du handicap : le Canada.
Un couple de français réside à Montréal, où le mari a créé sa propre société. Parfaitement intégré, il dispose d'un « permis de travail longue durée » (pas de visite médicale préalable). Ils choisissent de demander une « autorisation de séjour permanente » (visite obligatoire).
Leur demande a été rejetée, et...pour cause : le couple a une petite fille de 7 ans, atteinte d'un handicap cérébral léger, et que celui-ci occasionnerait des dépenses (estimées) supérieures à la moyenne nationale (3500 euros par an) Voir l'article
Il est vrai que cela est tout à fait conforme à la législation canadienne.
On lit notamment dans les textes officiels ( lien ) ; « Une demande de résidence permanente n'est pas acceptée si l'état de santé d'un candidat ou d'un membre de sa famille (qui l'accompagne ou non) présente un risque pour la santé ou pour la sécurité publiques, ou risque d'entraîner un fardeau excessif pour les services sociaux ou de santé au Canada, et ce, même si le candidat a obtenu un certificat de sélection du Québec (CSQ) ».
Une procédure en révision de la décision est en cours, mais la famille n'a guère d'espoir. Peut-être un appui des autorités françaises est-il possible pour que le Canada accepte de garder cette famille ?
Pour conclure : ne serait-il pas temps que les calculs politiciens cessent d'empêcher le développement d'un réel Humanisme ? Le gouvernement fédéral conservateur est en mal de re-élection cette année…., ceci explique peut-être cela ?
Soyons rassuré, cela se passe au Canada...
Merci grandement à un ami canadien d'avoir fourni les renseignements nécessaires à la rédaction de cet éditorial.