
Les associations lilloises face au retrait des fonds européens. (17/03/2010)
Dans son édition du 5 mars, Nord Eclair évoque les difficultés rencontrées par les associations lilloises pour faire face au retrait des financements européens. Mais l'eurodéputé PS Gilles Pargneaux l'assure, la technocratie bruxelloise, si souvent incriminée, n'est pas en cause. « La pieuvre n'existe pas. L'Europe, ce sont des hommes et des femmes engagés politiquement dont les décisions ont une influence sur les Lillois. » Le maire PS d'Hellemmes concentre plutôt ses accusations sur le gouvernement.
« Les grandes lignes du budget européen sont décidées pour 7 ans. Entre les périodes 2000-2006 et 2007-2013, l'enveloppe du FSE pour le Nord - Pas-de-Calais a baissé de 25 %. La décision a été prise en 2005. « L'État, au plus haut niveau, n'a pas réussi à éviter cette baisse. Et notre région a été particulièrement lésée », rappelle Nord Eclair.
L'adjoint lillois PS à la politique de la ville, Walid Hanna : « C'est tout un travail de fond qui est foutu en l'air ». Les associations d'insertion sont les premières touchées. « Tout est difficile pour elles en ce moment : la révision de la géographie prioritaire (des quartiers lillois pourraient en sortir, ndlr), la préparation du prochain contrat urbain de cohésion sociale et maintenant la baisse du FSE. » Cinq d'entre elles (Lille-Sud Insertion, SCI, Capharnaüm, Maison de quartiers Bois-Blancs et la fédération des centres d'insertion) ont pris leur plus belle plume pour alerter la direction régionale du travail, fin janvier. En jeu : le public accompagné - 2 200 personnes sur l'ensemble de la ville chaque année selon Walid Hanna - et les salariés associatifs qui les encadrent. « On aurait pu éviter cela », estime Gilles Pargneaux qui n'entend pas « rester les bras croisés ». Le temps presse, en effet...
Source : Nord Eclair

Extrait de
Lettre d'information du réseau politique de la ville - N° 176
(18/03/2010)
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