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| N°107 - 21/12/2009 | |
EditoLégitime défianceC'est un sondage qui ne surprendra personne. Une famille sur deux souhaiterait que ses enfants fréquentent l'enseignement privé, qui scolarise déjà un enfant sur cinq, indique une étude réalisée par l'institut Csa pour l'Association des parents d'élèves de l'enseignement libre (Apel) et le quotidien La Croix. Ce constat, sans appel, en confirme d'autres, comme ce nombre significatif (1 sur 3) de profs parisiens du public (!) qui n'hésitent pas à placer leur(s) enfant(s) dans le privé. Doit-on reprocher aux familles françaises cette inclinaison pour le privé ? Non... Les anecdotes pleuvent sur les profs du publics qui encouragent eux-mêmes les parents à recourir au privé. Cette réalité est clairement liée aux défaillances du public, à ses difficultés à prendre en charge tous les profils d'élève, à gérer une relation à l'élève de plus en plus complexe... Certains tenants du public -nous en sommes- assureront que ces familles-là se trompent, que le public n'a rien à envier au privé, que les conditions d'apprentissage y sont identiques... Il n'y a pire aveuglement que l'évitement de la réalité. Ce ne sont pas les profs du public qui sont visés mais les conditions dans lesquelles ils travaillent, précarisées par la suppression des Rased ou des postes jugés inutiles. Le plus parlant, dans ce sondage, c'est le fait que les plus accrocs au privé sont les familles gagnant entre 1 000 et 2 000 ¤. Elles considèrent qu'il s'agit là du meilleur moyen de mener leurs enfants vers la réussite sociale qu'elles n'ont pas eue. Doit-on reprocher aux parents de vouloir le meilleur pour leurs enfants ? Non... Le privé est-il meilleur que le public ? Pas systématiquement... Mais ce sondage révèle la profonde défiance dans laquelle est tenue cette école publique chargée de préparer les générations futures aux défis de la modernité. Au gouvernement de trouver les solutions pour muscler l'attractivité d'une école publique dont il est comptable. Même pour un gouvernement de droite... Karine Michel, journaliste Actualités103 000 places de gardes d'enfants créées d'ici 2012Le 10 décembre dernier, en déplacement en Seine-Maritime, Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, a apporté des éclaircissements sur le programme de création de places d'accueil pour la petite enfance à l'horizon 2012. Ce programme vise à coller à l'ambition présidentielle de créer 200 000 places de plus d'ici la fin du mandat ; il vise par ailleurs à se substituer au projet, finalement abandonné, d'un droit opposable à la garde d'enfants. Pour Nadine Morano, 103 000 places en structures d'accueil devraient être créées d'ici à 2012. Ces places seront réparties comme suit : 76.000 places de crèches classiques, 10.000 places de crèches d'entreprise, 4.500 places de crèches hospitalières, 1.500 places de micro-crèches, 8.000 places de jardins d'éveil et 1.500 places de crèches "Espoir banlieues" (voir notre article ci-contre du 18 novembre 2008). Les assistantes maternelles agréées offriront la possibilité de 100 000 places supplémentaires. >> Lire la suite >> Donnez votre avis Lyon veut accroître son implication dans le 1er degréDans le domaine scolaire, la ville de Lyon est tentée d'innover. A la rentrée 2010, la ville aimerait créer, à titre expérimental, quatre établissements public local de coopération éducative. De quoi s'agit-il ? Chacun de ces Eplce regrouperait 14 classes, soit deux écoles, et serait piloté par l'Education nationale et la commune dont les compétences an matière scolaire seraient notablement accrues. La mutualisation des moyens humains et financiers permettrait de renforcer le lien entre le temps scolaire et les loisirs. Adjoint aux affaires scolaires de Lyon, Yves Fournel a déjà bien mûri son projet : "Il y a urgence à mettre en cohérence au sein de l'école le travail des enseignants, des agents communaux et des intervenants extérieurs", assure-t-il au gratuit 20 minutes. >> Lire la suite >> Donnez votre avis Atsem, le niet de la Csfpt à deux projets de décretsLe 16 décembre dernier, le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (Csfpt) a donné un avis défavorable aux deux projets de décrets sur le statut et les modalités de recrutement des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem). Ces deux projets balisent deux nouvelles voies d'accès à cet emploi : un concours interne ouvert aux agents qui exercent de fait cette fonction mais qui ne disposent pas officiellement du grade et un "troisième concours" pour des candidats venant du secteur privé, ne disposant pas de Cap petite enfance. Franchir les portes du muséeLes ministères de la Culture, de l'Éducation et la Réunion des musées nationaux ont récemment signé, au Grand Palais, une convention visant à encourager les élèves à franchir les portes des musées. Le texte prévoit aussi de fournir des ressources pédagogiques aux enseignants. Concrètement, l'accueil des scolaires par les conférenciers de la RMN dans les musées nationaux sera renforcé. Des livres, des vidéos et divers outils pédagogiques seront mis à la disposition des établissements scolaires, en particulier sur Internet. A lireNouvel équipement, quel nom de baptême ?Le choix d'un nom n'est pas anodin. De sa justesse découlent pour une large part, l'image de l'équipement et son identification par les habitants. D'où l'importance de procéder avec méthode et d'associer la population. A lire dans le numéro 120 de Profession territoriale. Nouveaux modèles de documentsOffres d'emploiDernière minute
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