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| N°117 - 01/03/2010 | |
EditoModes de garde, vecteurs d'opinionLe débat en est à ses prémisses et le gouvernement, frappé par une impopularité classique à mi-chemin, redoute ses effets souterrains. D'ici à 2012, ce dernier a promis de créer 200 000 places d'accueil supplémentaires pour les jeunes enfants. Jusqu'ici, l'intuition politique est bonne, la galère rencontrée par de nombreuses familles pour faire garder leurs enfants étant bien connue. Pour relever ce défi, des modifications du décret portant sur les établissements d'accueil du jeune enfant (EAJE) devraient avoir lieu. Cet assouplissement n'est pas du goût du collectif Pas de bébés à la consigne, qui réunit de nombreux acteurs de la petite enfance. Les jardins d'éveil, conçus comme une alternative, provoquent une levée de boucliers : le décret de création ne précise aucun taux d'encadrement pour les enfants de 2-3 ans qui les fréquenteraient : « Nous souhaitons qu'on reste à 1 adulte pour 8 enfants, comme cela avait été évoqué un premier temps, or avec ce vide, tout est possible »,explique Corinne Chaillan, vice-présidente de la FNEJE (Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants) et membre du collectif Pas de bébés à la consigne, dans les colonnes de Femme actuelle.Le collectifredoute un appauvrissement du personnel qualifié (éducateurs de jeunes enfants, auxiliaires de puériculture...) et la dégradation de leur condition de travail, avec notamment une augmentation du nombre d'enfants à charge.Il souhaite que l'école maternelle soit dotée des moyens nécessaires pour que chaque famille qui le souhaite puisse scolariser son enfant entre 2 et 3 ans dans des conditions adaptées à cet âge. « La petite enfance n'est pas une braderie et les enfants ne sont pas des marchandises », conclut Corinne Chaillan, toujours les colonnes de Femme actuelle. Le débat sur la transposition de la directive européenne Services (lire article) ainsi que la volonté du gouvernement de modifier les règles d'encadrement donnent du grain à moudre à ceux qui dénoncent une gestion au rabais de la petite enfance. La bonne santé économique des entreprises privées dans ce secteur indique-t-elle que, malgré les récriminations, le pli est pris ? Doit-on faire le procès a priori d'un privé moins scrupuleux sur la qualité de la garde ? La gratuité, dans ce domaine comme d'autres, est-elle taboue ? Doit-on redouter une petite enfance à deux vitesses, comme l'éducation nationale l'est devenue, au nom de la liberté du choix des parents ? Autant de questions qui ne manqueront pas de monter en puissance jusqu'en 2012, date de la prochaine présidentielle, et qui risquent fort d'impacter sur le choix électoral des Français tant la petite enfance est un des domaines où les citoyens éprouvent directement et concrètement les effets d'une politique... Karine Michel, journaliste ActualitésL'avenir des Rased inquiète parents et syndicatsLes principaux syndicats du primaire ainsi que les fédérations de parents d'élèves FCPE et Peep souhaitent être reçus rapidement par le ministre Luc Chatel. Ils redoutent une "disparition programmée" des enseignants "Rased", qui interviennent auprès des élèves en difficulté. >> Lire la suite >> Donnez votre avis Nos gamins de plus en plus accrocs au webLe chiffre n'étonnera personne : plus d'un élève du primaire sur quatre (27 %) s'installe devant un ordinateur pour surfer sur Internet à son retour de l'école. En 2003, cette proportion n'était que de 13 %. C'est l'un des enseignements d'une étude que vient de réaliser ABC+, pour le compte d'une enseigne nationale d'éveil et de jeux pour enfants. >> Lire la suite >> Donnez votre avis La directive Services est-elle soluble avec la qualité des modes de garde ?La France a arrêté sa position sur la transposition de la directive Services. Dans une lettre ouverte aux parlementaires, l'Unccas et l'Uniopss s'inquiètent de la situation des structures d'accueil de la petite enfance, qui entrent dans le champ de la directive. La directive Services de la Commission européenne, puis sa transposition dans le droit national, font l'objet de nombreux débats en France. Le 28 décembre dernier, la France a publié son rapport de transposition. Le 26 janvier dernier, l'Assemblée nationale a mis de côté une proposition de loi déposée par le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, dont le contenu visait à exclure l'ensemble des services sociaux - petite enfance comprise - du cadre de la directive de 2006. Le groupe socialiste du Sénat est revenu à la charge, sans succès. Désormais, les jeux sont faits. >> Lire la suite >> Donnez votre avis Les maisons de naissance... ne naîtront pas !Les maisons de naissance n'auront vécu que l'espace de quelques mois. Cet été, le ministère de la Santé avait promis une expérimentation des maisons de naissance en 2010. Le décret avait même été rédigé dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Or, le 27 décembre dernier, pas une ligne dans le Journal Officiel n'en faisait mention. La faute à la grippe A ? A lireObésité infantile, Saint-Jean fait fondre les chiffres !Cette commune de Haute-Garonne de près de 10 000 habitants, ville pilote du programme Epode, a obtenu en cinq ans des résultats spectaculaires : le surpoids et l'obésité ont reculé de 66,47 %! Explications. A lire dans le n° 14 d'Acteurs de la vie scolaire. FormationLes Formations d'Experts du groupe Territorial vous proposent...« Scolaire et péri scolaire : maîtrise juridique, organisation et responsabilité» A Paris le jeudi 18 mars 2010 A Lyon le mardi 21 septembre 2010 Objectifs de la formation : - Permettre aux communes de maitriser le cadre juridique et organisationnel de l'accueil des enfants à l'école et au fil des activités péri- et parascolaires Par Eric Landot, Avocat associé au barreau de Paris, Docteur en droit public, diplômé de Sciences Po Paris Contact et inscription : Joëlle MAZOYER - 04 76 65 61 00 - joelle.mazoyer@territorial.fr Offres d'emploiDernière minute
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