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Politique de la ville
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| N°76 - 29/02/2008 | |
Edito
Non, Rama Yade, un maire ne peut pas "tout tenter"...Elle n'est pas une « pro » de la com' politique. Et franchement, c'est parfois jouissif : quand Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, fait la moue publique lors de la venue du colonel Khadafi en France, elle sauve quelque peu la dignité de toutes les victimes du cocasse prince d'Autocratie (cocasse pour nous s'entend puisque pour les victimes du nouveau protégé de l'omniprésident, cela fait longtemps qu'ils ont mangé les... Stéphane MENU, journaliste ActualitésVente de HLM : l'exemple anglaisNicolas Sarkozy a été clair tout au long de la campagne électorale : il veut rapidement faire grimper le taux de propriétaires à 70 % (contre 57 % actuellement). Pour parvenir à ce résultat, il presse Christine Boutin de renforcer les conditions de privatisation du parc social. L'objectif est de vendre 1 % des HLM aux locataires le plus rapidement possible. Un accord a été signé dans ce sens en décembre 2007 avec l'Union sociale pour l'habitat (Ush) prévoyant la mise en vente de 40 000 logements. Le 20 février dernier, elle a conclu un accord avec la fédération des Sociétés d'économie mixte portant sur la vente de 3 000 logements. En la matière, la France souhaite tirer les enseignements, bons et mauvais, de l'expérience britannique. Au début des années 80, Margaret Thatcher a accordé aux locataires du parc social « un droit à acheter leur logement », avec un rabais allant de 35 % à 70 % (source Le Monde). Cette mesure a bénéficié à 1,7 million de foyers britanniques. Et explique pour moitié la hausse du nombre de propriétaires dans le pays (57 % en 1981, 70 % en 2006). Or, à l'analyse, cette mutation du secteur public a entraîné sa paupérisation. Mal logement : les associations veulent du concretLes associations sont déçues et elles n'ont pas manqué de le dire lors de la « Nuit solidaire » pour le logement organisée le 21 février dernier : le plan en faveur des sans-abri préparé par le député UMP Etienne Pinte et présenté le 28 janvier à François Fillon n'est pas à la hauteur des enjeux du mal logement français. Les associations auraient espéré que ce plan intègre des mesures immédiates, comme la désignation d'un superpréfet délégué au logement. D'une certaine manière, Etienne Pinte comprend la déception associative : « Malgré les bonnes volontés, le travail avance de façon un peu trop laborieuse à mes yeux, convient-il. Il faut faire les piqûres de rappel nécessaires pour faire bouger les administrations ». Et après les piqûres ? Lien social et petit commerceNous évoquions la semaine dernière la remise du rapport du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) à Christine Boutin pour relancer le petit commerce en centre-ville et dans les quartiers sensibles. Ce rapport comprend 34 mesures, dont l'ouverture des magasins le dimanche matin ou un soir par semaine. Une mesure dénoncée par certains syndicats des grandes surfaces, soulignant une concurrence déloyale. La Croix a eu la bonne idée de demander à Robert Rochefort, président du Credoc, de s'expliquer sur le bien fondé de ces mesures. Le service civil à la trappe ?Il en va des dispositifs publics comme des modes, certaines ne durent pas plus d'une saison. Sera-ce le cas du service civil ? Créé en 2007, le service civil volontaire sera-t-il envoyé ad patres en 2008 ? C'est la crainte exprimée ces derniers jours par les associations en charge des jeunes volontaires depuis que l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (Acsé), en charge de ce dispositif, leur a intimé de mettre le frein sur les embauches. Au-delà du 31 mars, les associations, telles l'association de la fondation pour la ville (Afev) ou encore Animafac, association tournée vers les étudiants, ne savent plus de quoi l'avenir du service civil sera fait. A lireAssociations : l'Etat minimal ou l'Etat garant ?Le président de la République a déclaré, dans son discours sur le "Plan Banlieue", qu'il souhaitait engager avec les associations «un nouveau partenariat pour les aider à se professionnaliser plutôt que de vivre toujours dans la fragilité», et que « l'Etat s'engagera désormais systématiquement sur plusieurs années ». A lire dans le dernier numéro de la Lettre du Cadre. L'AFEV et l'éducation populaireDans le numéro de février d'Association Mode d'Emploi, Thibault Renaudin, directeur délégué de l'Association de la Fondation étudiante pour la Ville (Afev), décrit comme il perçoit la complémentarité de l'action de son association face aux institutions scolaires. Offres d'emploiDernière minute
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Lettre d'information du réseau politique de la ville @ TERRITORIAL - Société d'édition et de presse des collectivités territoriales |
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