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| N°111 - 30/11/2007 | |
EditoDirecteur d'établissement : y a quelqu'un ?
C’est la question qui me vient au sortir de 2 jours à l’ENSP, (Ecole Nationale de la Santé Publique), de Rennes, où je participais au jury des mémoires CAFDES (Certificat d’Aptitude aux Fonctions de Directeur d'établissement ou de service d'intervention sociale). Beaucoup de travaux intéressants, avec des candidats pour une part déjà en poste, avec une bonne compréhension des politiques publiques, de leur déclinaison sur les territoires, sur la nécessité de coordonner l’action, des capacités à étudier les besoins des populations prises en charge dans le champ du handicap, de la vieillesse, de l’enfance en danger, etc… Mais un absent de marque dans la plupart des mémoires : le candidat lui-même !! Sur un écrit en moyenne de 70 pages, il faut chercher, vainement pour l’essentiel, la moindre réflexion critique sur soi. Personne pour retracer son parcours, qui serait cetainement éclairant pour comprendre ce qui amène à une formation si exigeante, où l’on va diriger un établissement ou des services dans des domaines aussi sensibles que l’action sociale ou médico-sociale. Rien sur le rapport que ces personnes entretiennent avec « leur population »… Travailler avec des enfants polyhandicapés, à la communication liminaire, avec une jeunesse déboussolée, maltraitée et violente, avec les sans-abri, avec des personnes âgées très dépendantes, dans des établissements où la mort se rappelle à tous plus souvent que par le passé, puisqu’on reste plus tard à domicile… Tout ceci n’est sans doute pas sans effet sur soi-même. Certains le conçoivent bien … pour les autres, et de mettre en place des analyses de pratique, des groupes de parole, des supervisions. Mais eux semblent n’avoir pas de subjectivité, ne la mettent en tout cas pas au travail dans ce mémoire, ni ailleurs, à en juger par l’étonnement ou les réponses fournies quand on va sur ce terrain. Non pas que je veuille de psychanalyse à six sous, ou d’atermoiements, mais il me semble que la construction identitaire forte que constitue cette formation, connue, reconnue, de niveau 1, nécessite un travail des dimensions subjectives, inter-subjectives, seul moyen dans les approches issues des sciences humaines et sociales, pour construire une objectivation. Un écrit professionnel de cette envergure, parce qu’il est l’occasion d’écrire, d’expliciter (donc faire sortir de l’implicite, ce qui est dans les plis) pourrait être l’occasion d’un travail sur le couple « implication-distanciation ». Car à part la matière budgétaire, juridique, et le bâti, le directeur d’établissement ou de service social ou médico-social travaille avec l’humain : l’humain que sont « ses » usagers, qui chacun de leur place renvoie une question au corps social en son entier, l‘humain que sont ses équipes, mais aussi ses partenaires, et depuis la loi 2002-2, de plus en plus les familles des usagers… A part ça, être jury de mémoire CAFDES, c’est un travail passionnant, un rendez-vous avec ces établissements et services, et ces directeurs et directrices, qui travaillent au quotidien avec les personnes qui nous confrontent à notre humanité. L. SOCHARD ActualitésGrenelle de l'insertion, c'est parti !
Le 23 et 24 novembre, des centaines d’acteurs de l’insertion, élus, professionnels de l’insertion, représentants des collectivités locales, associations, administrations, usagers mais aussi citoyens se sont réunis à Grenoble pour lancer officiellement les travaux du grenelle de l’insertion. Pendant deux jours, plusieurs débats, plénières, ateliers, un forum pour de nouvelles expérimentations sociales ont donné la matière des premières contributions et des premières confrontations du grenelle. Pendant 6 mois, jusqu’au printemps 2008, des groupes de travail rassemblant des experts mais aussi des conférences régionales conviant l’ensemble des citoyens, vont travailler sur les propositions concrètes à apporter pour permettre à l’insertion de redevenir un outil de solidarité active pour les personnes éloignées de l’emploi. http://www.grenelle-insertion.fr/ Première Conférence de consensus sur les sans-abri, organisée par la FNARS
A Paris les 29 et 30 novembre, la FNARS organise la prmeière conférence de consensus sur les sans-abri : « sortir de la rue ».
La FNARS prépare depuis plusieurs mois ce rendez-vous de manière innovante pour contribuer à poser les termes du débat, sur « des bases les plus objectives possibles », et pour « prendre des décisions opérationnelles ». Nicole Maestracci ecrit, sur le blog consacré à la conférence (http://sans-abri.typepad.fr/) : « Le titre retenu pour la conférence de consensus est porteur d’une ambition forte. « Sortir de la rue » ne doit plus être synonyme d’une seule mise à l’abri hivernale, voire même d’une exclusion progressive des personnes sans abri hors de l’espace public. La gestion de l’espace public est aujourd’hui au devant de l’attention de l’opinion publique et des médias. Elle mérite effectivement notre vigilance collective. Mais nous avons la conviction que les conflits autour de l’usage de l’espace public, et les interrogations sur les objectifs et les moyens légitimes d’une régulation de cet espace sont un symptôme : ils soulignent en creux les carences d’un système, les défaillances de notre société. C’est bien aux racines de l’exclusion qu’il faut s’attaquer, c’est à des solutions créatives et dans la durée que nous devons parvenir, qui permettent, au cas par cas, de dégager des réponses aux besoins des personnes sans abri. Vivre avec un handicap à Nanterre
La ville de Nanterre publie un guide pour les personnes handicapées, réalisé par sa mission Handicap avec un groupe de représentants des personnes handicapées. Ce guide a pour but d’aider les Nanterriens concernés par un handicap et à la recherche de réponses sur la ville. Il n’explique ni les démarches, ni les procédures, ni les apports de la loi du 11 février 2005, mais oriente vers les lieux ressources, en priorité sur Nanterre. Son principe est de vous indiquer où vous adresser suivant le handicap qui vous concerne et les problématiques propres à ce handicap. Pour réaliser ce guide, la Mission Handicap a constitué un groupe de travail composé de deux personnes malvoyantes, de deux parents d’enfant handicapé, d’une personne en fauteuil roulant, du directeur des Espaces Ouverts (handicap mental), de représentants de Sotres et du Groupe d’Entraide Mutuelle de Nanterre (handicap psychique). Pour le handicap auditif, nous avons reçu les conseils du GuideCaro (association spécialisée sur Paris). L’objectif de ce groupe était de « traduire » le langage professionnel et administratif en informations simples et directes. Ces informations sont amenées à évoluer dans le temps. Une marge conséquente a été laissée sur chaque page pour que vous puissiez effectuer des corrections ou des annotations personnelles. Pour les personnes malvoyantes, la partie handicap visuel a été traduite en version sonore. Vous pouvez la demander à la Mission Handicap
Les services à domicile et d'aide à la famille : évolution des emplois et qualifications requises
Afin de mieux connaître les perspectives d’évolution des emplois et des qualifications dans le secteur des services à la personne, l’OREFQ a entrepris en 2006 une étude auprès des employeurs avec l’aide du cabinet Carrière Consultants. Avec l’arrivée récente de nouveaux opérateurs, le secteur des services à la personne constitue dorénavant un marché où se côtoient associations à but non lucratif, centres communaux et intercommunaux d’action sociale, entreprises privées et particuliers employeurs. Ce bulletin restitue les résultats de l’enquête réalisée auprès des organismes agréés par l’administration de l’Emploi à la date de juin 2006. L'OREFQ (Observatoire Régional de l’Emploi, des Formations et des Qualifications) est une structure qui a pour mission d'alimenter les réflexions sur les politiques d'emploi et de formation, en particulier en observant l'évolution des emplois, des formations et des besoins en qualifications en Lorraine. Bulletin info N°28. On trouvera encore chez le même opérateur une étude un peu plus ancienne (décembre 2006), sur « les caractéristiques de la demande d'emploi dans les services à la personne ». Ce bulletin est centré sur la population des demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE et à la recherche d’un emploi dans l’aide à la personne. Avec l’appui de la DRANPE Lorraine, une enquête téléphonique auprès d’un échantillon de demandeurs d’emploi a été menée en décembre 2005. Bulletin info N°26.
Les autres chiffres du chômageLe collectif des "Autres chiffres", créé à l’initiative du Réseau d’Alerte sur les Inégalités (RAI), publie un communiqué intitulé « L’Insee escamote la révision du taux de chômage : Bravo l'artiste ! ». Le collectif ACDC rassemble des associations, des chercheurs et des syndicats particulièrement bien placés pour porter un regard critique et informé sur ces questions : Agir ensemble contre le chômage (AC !), Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP), Réseau Stop Précarité, CGT-INSEE, Syndicat National Unifié de l’ANPE (SNU-ANPE), SUD-ANPE.
« L'opinion publique ne s’y trompe d’ailleurs pas vraiment », peut-on lire dans la présentation du collectif , « et, de façon inédite, demeure très sceptique face à ces cris de victoire. Au moment où la précarité explose et où la pression sur les chômeurs atteint des niveaux sans précédent, ceux "d'en bas" ne croient pas à la réalité de la baisse du chômage. L'évolution du Baromètre des inégalités et de la pauvreté (BIP 40) confirme que l'insécurité sociale est en nette aggravation. » Offres d'emploiDernière minute
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Dessin d'actu.A savoirLe chiffre de la semaine475 569 visites uniques sur l'ensemble des sites de territorial.fr (octobre 2007) |
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