Lettre d'information du réseau social

Politique de la ville | Gérontologie | Insertion/formation | Handicap |
Santé | Economie solidaire | Social | Animation/jeunesse | Tessolidaire.com

N°118 - 07/02/2008

Pack Petite Enfance (DE 506 / DE 520 / BK 169)

Edito

Et pourtant, je me suis levée tôt......

C'est le titre d'un récit qui vient de paraître. Une jeune journaliste de 30 ans, décide de mettre à l'épreuve le slogan marketing pour société déboussolée « travailler plus pour gagner plus ».Elle choisit la technique de reportage par immersion, et à partir de janvier 2007, décide de vivre pendant plusieurs mois le quotidien d'un travailleur précaire, peu diplômé, mais qui se lève tôt. Elle trouve du travail (ou plutôt des boulots) :...

>> en savoir plus...


L. SOCHARD

Actualités

Une expo sur les chômeurs de longue durée

Une association de sans-emploi grenobloise Gallo, associée au musé de la résistance de Grenoble, organise une expo originale pour oeuvrer à la reconnaissance des chômeurs de longue durée. « Rompre le silence. Mémoires de chômeurs et précaires en Isère, 1975 - 2007 »
Cette exposition est avant tout le fruit de rencontres ; celle de l'association Gallo, pressée de dire quel parcours chaotique et épuisant connaissent les chômeurs, avec les Arts du Récits et les services du Conseil général de l'Isère, tels la Commission locale d'insertion de Grenoble, Culture et lien social ou le musée. De ces rencontres, naquit un projet culturel auquel ont donné corps, aux côtés de l'équipe du musée, un écrivain, un photographe, des cinéastes, un scénographe et un graphiste. Avec l'exposition, paraît un livre de témoignages, illustrés de portraits photographiques ainsi qu'un film, « La rue est dans la nuit comme une déchirure. »
Pas d'autres textes, dans l'exposition, que ceux qui furent écrits ou enregistrés auprès des membres de l'association Gallo. Du licenciement à la révolte, jusqu'à la question de savoir comment créer une société sans chômage, leurs témoignages sollicitent partout la réflexion du visiteur. Faits et vécus se mêlent pour dire pourquoi chômeurs et travailleurs précaires vivent si mal l'indifférence dans laquelle la société les tient. Ce silence leur est si intolérable qu'ils n'hésitèrent pas, en 1998, à Grenoble, à occuper des lieux publics, séquestrer des patrons ou saisir de la nourriture dans des grandes surfaces. C'est sans doute en cela, parce qu'elle peut aller jusqu'à transgresser la loi, que leur action est une résistance. Encore fallait-il qu'un musée d'histoire et de société, tel le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère, la mette en discussion. Plusieurs rendez-vous sont proposés pour cela, de l'automne au printemps prochain, tant pour débattre de cette résistance d'aujourd'hui, que pour réfléchir avec eux à la grave question de société que pose, avec le chômage, le drame de celles et ceux qui le vivent.

Rompre le silence. Mémoires de chômeurs et précaires en Isère, 1975 - 2007 constitue la 21ème exposition temporaire du Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère / Maison des Droits de l'Homme depuis sa départementalisation en 1994. Une fiche pédagogique accompagne l'exposition.

 

>> Donnez votre avis

Maison des adolescents : nouvel appel à projets 2008

Le ministère lance un nouvel appel à projets pour favoriser le développement des maisons des adolescents. Les maisons des adolescents sont des lieux d'accueil, au sein d'un réseau de partenaires ouvert sur la ville. Destinées non seulement aux adolescents, mais également à leurs parents et aux professionnels, elles doivent proposer un accueil gratuit sur des plages horaires souples et adaptées. L'objectif de la création d'une par département est une mesure qui fait suite à la Conférence de la famille 2004. Le cahier des charges prévoit que les maisons des adolescents s'adressent en priorité à des adolescents en proie à des difficultés faisant que leurs familles, les professionnels et les institutions atteignent, isolément, les limites de leurs compétences.
10 projets ont été financés en 2005, 10 autres en 2006, et 20 en 2007...
Pour être retenus, les projets doivent être conformes aux dispositions mentionnées dans le cahier des charges, un des éléments déterminants étant la mise en place d'un réseau favorisant des coopérations et des articulations entre les professionnels de santé (institutionnels et libéraux), l'Education Nationale, l'Action sociale - avec notamment les Points d'accueil écoute jeunes - , la Protection judiciaire de la jeunesse) et les collectivités locales. La nécessité de mieux répondre au besoin d'information et d'accompagnement des parents (qui sont des partenaires pour tout ce qui concerne la santé de leurs enfants, considérée dans sa dimension physique, mais également psychique, sociale ou éducative) y est soulignée.
 

>> Lire la suite

>> Donnez votre avis

Création d'ELISAN : un réseau d'élus locaux européens en charge du social

Le réseau ELISAN pour European Local Insertion & Social Action Network a vu officiellement le jour le 28 janvier 2008 à Bruxelles. Cet événement s'est déroulé au Comité des Régions en présence de Michel Delebarre, président du Comité des Régions et de Jean Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux affaires européennes (sollicité). Premier réseau européen d'élus locaux du secteur social, Elisan dispose d'un statut juridique qui lui permet de travailler concrètement à la réalisation d'une Europe sociale.

C'est l'Union Nationales des CCAS, en France qui a été moteur pour la création d'Elisan. Elisan avait été lancé le 24 octobre 2006 à Metz, sous le haut patronage de Michel Delebarre, Président du Comité des Régions de l'Union européenne, qui déclarait alors : « Vous et votre réseau ELISAN êtes importants pour introduire dans les critères de référence de la stratégie de Lisbonne des critères sociaux qui aujourd'hui n'y sont pas ».

Le réseau ELISAN, en favorisant le regroupement et l'échange entre élus locaux de l'union chargés de l'action sociale, veut permettre la participation active de ces élus sur les politiques sociales de l'Union européenne. L'objectif d'ELISAN est de contribuer à une dynamique de progrès social pour tous les citoyens d'Europe.

 

>> Lire la suite

>> Donnez votre avis

Les PICRI : pour une recherche plus proche des citoyens

L'appel à projets de recherche des PICRI - Partenariats Institutions Citoyens pour la Recherche et l'Innovation - vient d'être publié par le Conseil Régional Ile-de-France. C'est la première fois qu'il y a en France un dispositif financier permettant un travail de recherche commun et à égalité des partenaires, entre organismes de la société civile à but non lucratif (associations loi 1901, SCIC) et chercheurs académiques (universités, organismes de recherche publics).
Les PICRI vont tout à fait dans le sens des propositions faites par le FSC lors des Etats-généraux de la recherche en 2004 et auprès des pouvoirs publics, tels les conseils régionaux.
De tels dispositifs qui ouvrent aux « profanes » l'accès à des capacités d'élaboration de connaissances scientifiques permettent de mieux mobiliser et valoriser les savoirs et les innovations qui émanent aujourd'hui de différents acteurs de la société (citoyens, malades, usagers, praticiens...). La révolution du logiciel libre, la gestion de la biodiversité par des paysans, le développement des laboratoires associatifs, la montée de l'expertise des ONG internationales sur les grands problèmes planétaires, la coproduction des savoirs thérapeutiques par les chercheurs et les malades (cf. mouvement SIDA), les alliances de recherche universités - communautés au Canada (ces derniers ayant constitué un modèle pour les PICRI franciliens)... Voila autant d'exemples qui témoignent de l'importance qu'a pris, depuis quinze ans la société civile dans la production de connaissances et d'innovations. On assiste donc à l'émergence d'un tiers-secteur non étatique et non lucratif de la recherche associative, de l'innovation coopérative et de l'expertise citoyenne.
Les approches participatives permettent ainsi d'entrevoir non seulement un enrichissement de la démocratie mais également de la science et du savoir. La recherche française accuse un déficit considérable dans la plupart des domaines liés au développement durable et à la santé publique : santé environnementale et toxicologie, écologie, énergies renouvelables, agriculture biologique et durable, chimie et ingénierie vertes, discrimination sociale. Pour répondre aux grands défis de l'humanité et de la planète ces domaines de recherche ne doivent pas rester orphelins.
Le dispositif des PICRI s'inscrit donc dans un mouvement plus large de démocratisation des choix scientifiques et techniques. Il affirme l'espace public comme espace de négociation démocratique des innovations et confirme la nécessité d'un nouveau pacte social entre science et société. Souhaitons bonne chance à la recherche citoyenne et associative en France !
Contact presse : Fondation Sciences Citoyennes,
Claudia Neubauer : 01 43 14 73 64
claudia.neubauer@sciencescitoyennes.org
L'appel à projets est disponible sur le site du Conseil Régional (http://www.iledefrance.fr ; rubrique 'appels à propositions').
Source : http://www.sciencescitoyennes.org/spip.php?article1436
 

>> Donnez votre avis

L'OCDE estime que les pouvoirs publics doivent aider les personnes à capacité de travail réduite à accéder à un emploi

L'OCDE consacre un nouveau rapport à l'analyse des politiques en matière de maladie et d'invalidité en Australie, en Espagne, au Luxembourg et au Royaume-Uni. Dans ce rapport, elle préconise un certain nombre de mesures que les gouvernements devraient prendre pour réduire le nombre de personnes demandant à bénéficier de prestations de maladie et d'invalidité et aider les bénéficiaires à réintégrer le marché du travail.

Dans la publication « Maladie, invalidité et travail : surmonter les obstacles » (Vol. 2), on observe que les pays de l'OCDE dépensent deux fois plus en prestations de maladie et d'invalidité qu'en prestations de chômage. La plupart des personnes qui commencent à demander à percevoir des prestations d'invalidité ne travailleront jamais plus. Pourtant, avec une formation adéquate et l'accompagnement voulu, beaucoup de ces personnes préfèreraient occuper un emploi et gagner un salaire. Et leur contribution à la vie économique est indispensable pour consolider les systèmes fiscaux et les systèmes publics de protection sociale.

Les dépenses publiques en prestations de maladie et d'invalidité ont représenté, en 2005, environ 22.5 % du PIB, dans les quatre pays étudiés. En Australie, au Luxembourg et au Royaume-Uni, ces dépenses représentent près de trois fois les dépenses consacrées aux allocations chômage. En outre, le taux d'emploi des personnes présentant une incapacité est inférieur de moitié environ à celui des autres personnes, et leur taux de chômage est deux fois plus élevé.

 

>> Lire la suite

>> Donnez votre avis

A lire

20 % de notre public n'a droit à rien.

 A lire cette semaine dans le numéro 95 de janvier 2008 de la revue « Association Mode d'emploi », à la rubrique secteur social, un interview de Pierre Micheletti, président de Médecins du monde : « 20 % de notre public n'a droit à rien », déclare-t-il.
Retrouvez l'article sur http://www.ame1901.fr/

>> Donnez votre avis

Offres d'emploi

Dernière minute

>> 15 offres d'emploi en ligne.

Vous recrutez ?

Pour diffuser une offre d'emploi et recevoir un devis personnalisé, contactez le service commercial.
Lettre du cadre Techni.Cités Associations mode d'emploi Profession territoriale
04 76 65 79 23 ou offres.emploi@territorial.fr.

Nouveauté

Dossiers d'experts n°542

Politiques de l'aide et de l'accompagnement à domicile
Politiques de l'aide et de l'accompagnement à domicile

A savoir

Le chiffre de la semaine

114 764 abonnés au service 'push emploi' (janvier 2008)

Lettre d'information du réseau social
@ TERRITORIAL - Société d'édition et de presse des collectivités territoriales